Ghalandia ::  Le forum du mod
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 




Greldin Glacevent

 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Ghalandia Index du Forum -> La guilde des aventuriers
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Montrer les messages depuis:   
Auteur Message
Antares



Inscrit le: 09 Mai 2005
Messages: 352
Localisation: Région parisienne

MessagePosté le: 28 Nov 2005, 15:00    Sujet du message: Greldin Glacevent Répondre en citant

Nombres de gens, et mêmes d'aventuriers, considèrent que le monde s'arrête à l'Altiplano. Il est vrai qu'au-delà, ce ne sont plus que territoires gelés et incultes sur des miles et des miles. Qui irait penser que des tribus y vivent ?
Pourtant, disputant leurs territoires aux ours blancs et aux géants des glaces, quelques tribus naines vivent dans ces territoires inexplorés. C'est une lutte perpetuelle pour la survie.
A laquelle s'ajoutent les rivalités entres clans. En effet, le sport national est l'enlèvement. Les clans, dont les territoires s'étendent rarement au-delà d'une petite vallée encaissée, vivent en quasi-autarcie. Mais pour des raisons tenant à la fois de la biologie et de la tradition (les deux vont bien ensemble quand on y réfléchit), chaque clan a besoin d'apport régulier de sang neuf. Il faudrait peut-être préciser de "reproducteur" neuf. Ainsi, les clans qui ont trop de femmes vont enlever des mâles chez leur voisin, et ceux qui ont trop de mâles vont enlever des naines.

Greldin est né là, dans ce peuple rude et fier, résistant et travailleur, ou l'on croit que la longueur de la barbe est proportionnelle à celle du membre viril, et à la fécondité en général, où l'autre est perçu d'abord comme un moyen de perpétuer l'espèce que comme un individu, et où chaque journée vécu est une victoire sur la nature et sur les force du Mal, qui règnent la nuit comme chacun sait... L'ours blanc y est perçu comme un Dieu mais aussi comme un prédateur, et sa mort est ritualisée. On prie pour lui demander pardon de l'avoir tué mais aussi pour le remercier des donts que son corps va donner au clan : fourrure, viande, os, tendons... C'est aussi un pays où les pigments de couleurs valent plus que de l'or et où le blanc est la couleur du deuil et de la guerre alors que le noir est une couleur tabou.

Fils ainé du chef du plus puissant clan de ces vallées glacées, Greldin se doit de maintenir son rôle et d'assurer sa position. Or, s'il veut succéder à son père, il lui faut partir seul pour enlever quelques naines des clans voisins afin de permettre à son clan de prospérer.

Mais les démons de l'ombre étaient contre lui. Une tempète de neige d'une rare violence l'a pris par surprise, alors qu'il était en vu d'u clan voisin, à un jour de marche de chez lui. Il s'est perdu, a vu tous les monstres dont sa grand-mère lui a parlé étant petit et a bien cru mourir mille fois.

Mais non. La tempète terminé, il était encore vivant, bien que transit de froid, grâce à l'abris providentiel d'une grotte. Son occupant lui a d'ailleur servi de petit déjeuner. Complètement perdu, il ne pouvait se repérer aux étoiles à cause du ciel bas de ce début d'automne.

Après quelques errances, il est arrivé dans des terres verdoyantes. La couleur... la température clémente... que de nouveautés !
Finalement, il va peut-être rester là encore un peu. Juste pour découvrir et ramener quelques richesses à son clan. Car une idée a germé dans son esprit : peut-être pourra-t-il visiter la légendaire cité naine de Karnak Tarn ? Peut-être que s'il épouse la fille du chef, il pourra revenir à la tête d'une armée naine dans ses montagnes et enfin réaliser l'unité des clans ? Au pire, il pourra l'enlever...
Mais encore mieux... il passerai pour un héro s'il réussissait à ramener ue captive humaine, ou même une captive elfe ??? Enfin, à condition qu'elle survive au voyage dans le froid...
Fichtre ! Tant de possibilités, ça donne le tournis !
Oui, finalement, Greldin se plait bien ici. Il va rester un peu...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Antares



Inscrit le: 09 Mai 2005
Messages: 352
Localisation: Région parisienne

MessagePosté le: 15 Nov 2006, 12:08    Sujet du message: Répondre en citant

Greldin avait pris goût à son nouveau mode de vie. Les hommes de son village l'aurait traité de fainéant, mais le monde sans neige a du bon. La bière ne gèle pas, les femmes dévoilent leurs charmes...
Bon, la bière n'est pas toujours fraiche... on ne peut pas tout avoir...

Mais ses obligations envers son clan et son père allait devoir reprendre le dessus. Fini les vacances !
Il avait depuis longtemps retrouvé l'emplacement de son village et l'itinéraire pour y aller, grâce aux anciens de Karnak Tarn.
En fait, lorsqu'il s'est perdu dans le blizard, il a simplement fait le tour de l'Altiplano, le mont sacré et tabou, demeure des dieux. Le clan des Glacevent se trouve donc au pied de la face nord de la montagne.

Par un hazard étonnant, une aventure dans laquelle il ne comprend rien, mais où il est content d'aider un autre nian, Elric, fort sympathique au demeurant, et de mater les fesses de trois belles jeunes femmes, certes un peu rabats joie mais drôlement bien roulées, l'a menné jusque sur l'Altiplano.
Une visite à son clan serait la bienvenue. Elle lui permettrait en outre de faire les dévotions nécessaires à sa purification. Il a quand même foulé le sol divin ! En botte !
En plus, en se servant d'un bouclier comme d'une luge, ça irait super vite...
[HRP : Willow, ça vous dit quelque chose ?]

Le temps est couvert, comme d'habitude depuis quelques semaines. Par chance, il n'y a pas de vent, donc pas de blizzard. La visibilité est parfaite, l'obscurité n'a jamais gêné les nains.
Une boule s'est formée dans la gorge de Greldin depuis qu'il a reconnu les contreforts de l'escarpement derrière lequel le village s'est installé. Ce silence et ce calme... comme dans son souvenir.
Chaque buisson, chaque rocher est associé à des rires ou à des larmes. Il passe devant le bloc de glace zébré de profondes entailles sur lequel, depuis toujours, les jeunes nains s'entrainent à la hache.
Et cette parois glacée, polie par les femmes, où les plus jeunes viennent avec appréhension espionner les premiers signes d'une barbe naissante ?

- Ohé ! Ohé ! C'est Greldin, je suis de retour !

Son appel se répercute sur les rochers, alors qu'il arrive aux portes du hameau. Des corbeaux noirs s'envolent en nombre. En trop grand nombre d'ailleurs... Pas d'enfants, pas d'appel, on n'entend pas le bruit familier et net de la rencontre entre le marteau et l'acier, ni même la vieille Gotberg, toujours à râler après les jeunes, trop habillé, que les mères couvent trop, et qu'à son époque, on laissait les nains torse nu dehors pour qu'ils s'endurcissent.
Greldin presse le pas. Il n'y a personne dans la seule rue du village. Les portes et les volets sont clos, rien ne bouge. La porte de la maison familiale s'ouvre sur un grincement familier. Vide.
Vide et, pire que tout, faute parmis les fautes, l'âtre est éteint.

Mais que s'est-il passé ? La maison commune...
Hache sortie, Greldin court de toute ses forces. Les grandes doubles portes de la maison commune sont ouvertes.
A l'intérieur, une nuées de corbeaux, comme si ce n'était plus le lieu de rencontre du clan Glacevent mais celui des noirs volatiles.

Un bon cri de guerre et quelques moulinets suffisent à disperser les oiseaux. La salle, encore une fois, est vide.
Vide ? Non.. pas exactement... abandonnée. Les tables et les chaises sont renversées, des armes et des armures sont éparses, la plupart abîmés.
C'est alors qu'il voit... les fragments blancs... des fragments d'os.
Le sol en est couvert. Les morceaux craquent sous ses bottes. Certains morceaux plus gros permettent de reconnaitre une côte, une vertèbre... et des dents.
Greldin avance jusqu'au saint des saints. Un renfoncement dans le mur épais dans lequel le fondateur du clan Greldin a encastré le crâne d'un ours blanc. Un totem, une relique...
Et au pied, une hache. La hache de son père, le chef du village. Et son armure, en piteur état. Et ici, son bracelet. Et là, son torque !

- NOOOOOOOOOOOOOONNNNNNN. Père ! Non !

Le torque du chef de clan lui est mis lorsqu'il prend ses fonctions. Il est serré par le forgeron et ne peut plus être enlevé ensuite. Le chef est enterré avec son bijou, un nouveau torque étant forgé pour le nouveau chef.
La présence de ce torque ne peut signifier qu'une chose : les fragments d'os qui crissent sous ses bottes sont tout ce qui reste de son père.

En se retournant pour faire face à la salle, Greldin comprend. Face à une menace qui la dépassait, la petite communauté s'est réfugiée ici, dans la maison commune. Ils sont priés le Dieu Ours, mais cela n'a pas suffit. Le mal est entré et a vaincu. Le reste a été une affaire naturelle... Les ours ou les renards d'abord, pour la chair et la moëlle, puis les corbeau et les vers...
Greldin tombe à genoux.
Il n'a pas compris grand chose aux évènements auxquels il a été mêlé ces derniers jours, mais il en a vu assez pour savoir que seul ce mal noir et visqueux a pu rayer totalement un clan de plus de soixantes nains et naines. Il s'est insinué en eux, il les a tué de l'intérieur...

Dieu Ours, pourquoi n'as-tu pas protégé ton peuple ?
Greldin ignore les larmes et, une fois encore, rien ne coule sur ses joues. Mais son visage est ravagé par une profonde détresse, mélée de culpapilité. Il n'était pas là... Aurait-il pu faire quelque chose ? Non, sans doute pas, mais il serait mort aux côtés de ceux qu'il aime...

Un hurlement puissant sort de sa poitrine. Un hurlement de haine, de désespoir, et d'hommage. C'est tout ce qu'il lui reste. Il ne peut pas offrir à son clan de sépulture descente, il n'a plus qu'à partir, en scellant les portes de la maison commune, qui deviendra la dernière demaure des membres de son clan. Et partir, sans se retourner, en emportant avec lui sa haine et sa rage.
Il va retrouver Elric et les autres, et poursuivre le combat avec eux. La hache de son père vient avec lui, elle sera l'instrument de sa vengeance.

La première qui lui dit qu'il ne faut pas tuer va s'en prendre une...

[HRP : l'anim' me permet de boucler l'histoire de l'arrivée de Greldin sur Ghal. Pas la peine de créer une hache spécifique, je n'ai pas écrit ça pour ça, celles présentes sur le mod' me vont très bien !]
_________________
Ilmarth [Arhérunar], flambeur knaky
Greldin Glacevent, fabriquant de demi-orcs

Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Ghalandia Index du Forum -> La guilde des aventuriers Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Template Medieval by Mojy, © 2003 Mojy - Mojytech
Powered by phpBB © 2001, 2002 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com